Semaine du Développement Durable

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Venez nombreux!

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Les fanes de radis

Aujourd’hui, on a une recette pour utiliser la partie verte du radis. C’est le pesto de fanes radis. Il y a plein des recettes sur l’internet, mais celui-ci est assez simple de faire et a l’air trop bon.

  • Ingrédients :

2 grosses poignées de belles fanes de radis, sans les tiges
30 g de parmesan, ou autre fromage sec, râpé ou coupé
30 g de pistaches non grillées et non salées, ou d’amandes ou de pignons de pin ou d’autres fruits à coque (les noix donnent un goût un peu amer)
1 gousse d’ail
1 petit ruban de zeste de citron (facultatif)
2 c.s. d’huile d’olive, ou plus selon la consistance que vous souhaitez
sel
poivre
piment en poudre

  • Préparation :

Mettez tous les ingrédients dans le bol d’un mixeur, d’un blender ou d’un mini-hachoir, et mixez par courtes impulsions jusqu’à obtenir une pâte homogène.  Ceci produit un pesto épais ; vous pouvez rajoutez de l’huile et mixer à nouveau pour obtenir la consistance que vous préférez. (Le mélange peut aussi être fait au mortier et au pilon)

Goûtez, rectifiez l’assaisonnement, et versez dans un contenant hermétique en tassant bien, comme par exemple un bocal en verre.

Le pesto se garde quelques jours (un peu plus si on couvre la surface d’une fine couche d’huile). On peut aussi le congeler en petites portions dans un bac à glaçons.

 

Les feuilles et filtres biodégradables

Il y a deux ans, je buvais un café en terrasse avec mes sœurs… C’était l’été, il faisait beau, on parlait, et bien sur, on s’est mises à fumer. Ma plus grande sœur a alors sorti ses feuilles, ses filtres, son tabac. Mais ses feuilles et ses filtres n’étaient pas pareils que les miens, leurs emballages étaient verts… Elle m’a alors dit que la marque ocb avait lancé une gamme de produits biodégradables. Déjà, je me demandai « Est-ce vrai ? Est-ce que cela n’est pas une action commerciale ? ». Un an plus tard, mon vendeur de tabac me donne un paquet de filtres biodégradables, sans que je ne lui demande rien, et une amie me dit : « mais c’est parce que c’est plus cher ». Eh oui, un paquet de filtres coûte 30 centimes plus chers qu’un paquet normal. J’ai donc décidé de me pencher sur la question… Malheureusement, il y a peu d’informations… La recherche Google a abouti sur une série de sites qui proposent d’en vendre. J’ai quand même appris qu’on pouvait en acheter sur amazon… Wahou ! Je vais donc vous exposer de quoi sont faits les filtres et feuilles biodégradables (les informations viennent du site ocb, elles ne sont donc pas très objectives). Les filtres sont faits en fibre de pure cellulose, ils ne sont pas blanchis et se décomposent en 28 jours. Pour les feuilles, elles sont faites avec du Chanvre qui apparemment est cultivé dans le Sud Est de Paris. Et puis là, on a tout un cours sur la culture du Chanvre. On apprend qu’il est semé fin mars-début avril, qu’il étouffe les mauvaises herbes, qu’ocb n’utilise pas d’insecticides ni de système d’irrigation…

Enfin, apparemment tout est parfait. Oui mais, est-ce que nous pouvons croire à ces informations ? Parce qu’elles viennent du site natural-experience d’ocb. On peut penser qu’il s’agit d’une énième action commerciale. Donc bon, je vous laisse vous faire votre propre opinion. Cependant, on peut aussi se poser comme question est-ce qu’il ne faut pas mieux acheter ces filtres et ces feuilles que d’autres plein de plastiques ? Enfin, il n’empêche que le mieux est de jeter ses mégots dans les poubelles. Maintenant, la ville de Paris en a créé des spéciales pour cela. C’est vrai qu’il est possible de parcourir une rue et de ne pas trouver de poubelles ou qu’il n’y ait pas de sacs plastiques dedans… Ces situations sont possibles. Je vous conseille alors d’acheter un cendrier de poche… Enfin, de nombreuses solutions existent pour éviter de polluer nos rues avec nos mégots de cigarette… Voilà voilà !

Sur ce, adios amigos,

Fanette

Les épinards

Voilà, une recette indienne très très bonne et facile: le Palak Paneer

  • Ingrédients :

500g d’épinards frais
100g de fromage indien paneer ou du tofu ferme
2 oignons
un petit morceau de gingembre
1 gousse d’ail
1/2 càc de garam masala1 càc de poudre de cumin
5 càs d’huile
du sel

  • Préparation :

Râper l’oignon, l’ail et le gingembre.

Bien laver les épinards, les faire bouillir dans l’eau puis les laisser refroidir. Passer les épinards au mixeur.

Faire chauffer l’huile dans une poêle, ajouter l’oignon, l’ail et le gingembre faire sauter pendant 1mn.

Ajouter les oignons et les faire frire jusqu’à ce qu’ils soient dorés.

Ajouter le garam masala et le cumin et mélanger. Ajouter les épinards et un peu d’eau (si besoin) et laisser cuire pendant 5mn.

Couper le paneer/tofu en cubes, l’ajouter à la sauce et laisser jusqu’à cuisson complète.

Mettre le palak paneer dans un plat à service

trouvé ici

La culture biodynamique

Mais qu’est-ce donc que la culture biodynamique ? Cette méthode agricole, généralement méconnue retrouve ces dernières années un regain de popularité auprès des agriculteurs (principalement vignerons), et des consommateurs. Récemment, c’est la médiatisation du jugement d’Emmanuel Giboulot, vigneron biodynamique ayant refusé de traiter ses vignes chimiquement, qui a remis la question au goût du jour. Mais qu’est-ce-qui se cache réellement derrière cette appellation au nom exotique ?

Pour la petite histoire, la biodynamie a été créée par le philosophe autrichien Rudolf Steiner dans les années 1920 (le concept se basant sur ses écrits édités en 1924). Le contexte historique est en effet particulier ; on commence à recycler les vestiges chimiques de la Première Guerre mondiale dans le domaine agricole. Les intrants chimiques deviennent donc de plus en plus présents dans les sols et Steiner va chercher à faire changer l’approche de l’agriculture, en spiritualisant les pratiques, et en mystifiant le processus.

Il met au point six « préparations » à épandre de manière homéopathique sur les cultures, et ce, au rythme des cycles astrologiques. Pour donner un exemple, la préparation  « 500 » consiste à placer dans une corne de la bouse de vache,  à l’enterrer en hiver puis, au printemps, à épandre l’humus qui s’y est formé sur les cultures, afin de dynamiser les sols.

Certaines autres préparations se font notamment à l’aide d’organes d’animaux, tels que des vessies, des intestins, des cranes, et sont souvent effectuées selon le même procédé (solutions enterrées dans le sol, puis épandues).

Tous ces épandages, ainsi que tous autres traitements des cultures doivent également se faire en adéquation avec les rythmes lunaires.

Ces méthodes très nébuleuses dont il est difficile de prouver scientifiquement l’efficacité, rencontre une réelle remise en question. L’aspect « mystique » et le manque d’explications quant à l’utilité de ces pratiques justifient un scepticisme de la part des professionnels et des consommateurs.

Il faut néanmoins préciser plusieurs facteurs nécessaires à la compréhension de la biodynamie. Tout d’abord, il s’agit d’une méthode visant à placer les cultures en adéquation avec les éléments autour, qu’ils soient végétaux ou animaux. La certification biodynamie, accordée par l’Institut Demeter, ne peut donc l’être que si l’exploitation dispose au préalable du label écologie. Elle s’inscrit donc dans la continuité d’une démarche déjà amorcée vers le respect de l’environnement, en lui donnant un statut plus spirituel.

Si la pertinence des méthodes utilisées parait floue et manque souvent de justifications, elle semble au fur et à mesure des années répondre plutôt bien aux attentes des producteurs concernés. Les exploitations ayant reçu le label Demeter se portent bien, et proposent surtout des produits de qualité, plus sains que les produits labellisés bio, du fait de la rigueur qu’il impose.

Pour les exploitations viticoles en effet, le label bio n’impliquera qu’une restriction partielle du traitement de la vigne ;  la vinification, et la fermentation pouvant quant à elles impliquer l’emploi d’intrants, notamment de sulfites, tout aussi nocifs pour la santé que les pesticides. Le label Demeter et les autres labels qui certifient la biodynamie, accompagnent en revanche toutes les étapes de la vinification ; réduisant ainsi au maximum l’utilisation d’intrants, même naturels, tels que le souffre (qui est autorisé en quantité minimes).

Il est donc vrai que l’agriculture biodynamique revêt des allures mystiques très discutables. La méthode peut surprendre, et fait d’ailleurs souvent passer l’agriculteur pour un farfelu auprès de ses pairs. Il faut néanmoins reconnaître que la pratique porte ses fruits, et qu’elle permet des cultures de qualité, dont l’intégrité sanitaire n’est pas à remettre en question. La notion de terroir, qui est souvent mise à mal, est ici mise en valeur, ce qui peut sembler déroutant pour le consommateur. Les goûts sont souvent uniques, mais mettent toujours l’accent sur la typicité d’un territoire dans son intégralité.

Il s’agit cependant d’une des rares alternatives qui s’opposent à la tendance d’uniformisation du vin. Les vignerons peu scrupuleux ont en effet aujourd’hui  pris la fâcheuse habitude de vinifier leur raisin avec des levures aromatisées au goût « types d’un terroir » ou d’un cépage, en aseptisant la valeur nutritive de leurs sols. Et en plus de détruire le terroir français, toutes ces levures sont bien entendu les responsables de la terrible barre dans le crâne que vous avez en vous réveillant d’une soirée passée à boire du Chardonnay.

Si la biodynamie vous semble toujours aussi folle, vous êtes peut-être dans le vrai, mais j’ai pour ma part choisi chez quels fous j’allais me nourrir, et m’abreuver.

Pour plus d’informations sur le sujet, je vous recommande internet ! Blague à part, se tient à Angers chaque année début février le salon des anonymes, qui regroupe une petite quarantaine de vignerons en biodynamie ou juste respectueux de leur vins. Et ne ratez pas le salon du vin bio à Montreuil, le 22 mars !

Valentin

Le velouté de cresson

Voilà une recette de famille de Fanette pour goûter le cresson!

  • Ingrédients : (au feeling)

– des échalotes

– beurre salé

– eau

– des pommes de terre

  • Préparation :

– Faire revenir les échalotes dans le beurre jusqu’à ce qu’elles soient dorées

– Rajouter le cresson  jusqu’à ce qu’il rétrécisse un peu

– Mettre de l’eau et les pommes de terre et attendre qu’elles cuisent

et voilà!

La géo-ingénierie

C’est encore un sujet caché, tabou, que le grand public ne connaît pas. Des études montrent qu’aux Etats-Unis, seulement 3% des personnes interrogées peuvent décrire précisément ce qu’est la géo-ingénierie, et au Japon, seulement 7% ont entendu parler de cette science. Et vous, en avez vous entendu parler ? Pourtant ce sont des milliards de dollars qui y sont investis pour des essais grandeur nature qui nous concerneront tous.

La géo-ingénierie c’est « contrôler la météo planétaire » comme l’écrit la NASA, membre actif dans les recherches de nouvelles technologies applicables. Le but est de contrer le réchauffement climatique, maintenant établi, en utilisant la réaction des éléments pour l’atténuer ou diminuer la température. Ce n’est pas prendre le mal à la racine en essayant de réduire les causes (GES), mais tenter de repousser le point de rupture en voulant « orchestrer un système qu’on ne comprend pas » (Ronn Prinn). C’est le point ultime de la domination de l’homme sur la nature. Pour l’instant, la géo-ingénierie a deux types de projet : l’un est le stockage de dioxyde de carbone et l’autre la gestion du rayonnement solaire. Prenons ce dernier pour mieux comprendre les enjeux.

 Dans le but de gérer les rayonnements solaires avant qu’ils n’atteignent la terre, on tente d’innover en s’inspirant notamment des phénomènes  naturels à grande échelle. Le plus en avant s’inspire des effets refroidissant qu’ont causé les plus importantes irruptions volcaniques. En effet, en observant notamment l’irruption dans le nord des Philippines du mont Pinatuba en 1991, on a vu une baisse moyenne des températures sur la planète de 0,5°C. Ce phénomène est éphémère, il a duré 6 mois dans ce cas, le temps que les particules retombent. On l’explique par la déjection de pas moins de 10 millions de tonnes de dioxyde de souffre. Le souffre reflète les rayons du soleil avant qu’ils ne pénètrent l’atmosphère. Le projet serait donc d’injecter des aérosols de souffre dans la stratosphère (10 et 50 km d’altitude), où les vents circulent horizontalement, alors que les minéraux rejetés par les volcans restent dans la troposphère (< 10 km  où les vents se déplacent verticalement. L’effet dure donc plus longtemps pour un effet quasi immédiat. Paul Crutzen a chiffré à 5 millions de tonnes/an la quantité de souffre nécessaire pour avoir l’effet recherché, ce qui équivaut seulement à la moitié de l’irruption de Pinatuba mais aussi à 1/10 des rejets par la combustion fossile et l’activité industrielle. Seulement, avec l’utilisation d’avions de la taille de chasseurs à réaction, il faudrait 1 million de vol de 4h pour une répartition optimum. Pour la comparaison, il y a aujourd’hui 30 millions de vols par an.

Il faut bien entendu voir qu’un système comme celui-ci nécessite une coopération internationale et sur le long terme. C’est bien en effet une volonté de remplacer le fonctionnement du système-terre avec le soleil que l’on reconnait ici. Comme le reconnait le groupe Novim, un groupe de recherche de l’université de Santa-Barbara, « une fois lancée, la maintenance d’un système de SWCE (Short wave climate engineering) deviendra un legs permanent aux générations futures ». C’est trop gentil, il ne fallait pas ! Surtout que lorsque l’on regarde d’où se sont développés ces projets, le doute est encore plus grand. Aux États-Unis, le principal acteur des recherches est le laboratoire de la Lawrence Livermore National Laboratory. C’est une organisation connue notamment pour le développement des armes nucléaires pendant la guerre froide. La DAPRA, dont la mission est de « maintenir la supériorité technologique de l’armée des États-Unis et d’éviter toute surprise technologique qui pourrait mettre en danger notre sécurité nationale »,  a d’ailleurs organisé une conférence avec ce laboratoire en 2009. Une militarisation de la géo-ingénierie ? Non, pas du tout… On voit comment une modification d’une météo locale pourrait être une arme en vue des inégales conséquences sur l’espace. On sait par exemple que la baisse du rayonnement solaire amènerait une diminution des précipitations, principalement sous les tropiques. Les moussons, pluies indispensables pour les ressources alimentaires comme des pays comme l’Inde, se verraient diminuées. Qui définit qu’une (possible) stabilisation des températures est plus important qu’une mousson indienne ? Quel est le seuil optimal ?

On peut les voir comme une solution au réchauffement climatique, calmant les incertitudes sur l’avenir de notre planète. Mais la géo-ingénierie n’est qu’un plan B. Si les recherches sont de plus en plus poussées dans ce domaine c’est que les discussions internationales pour la diminution des émissions de GES sont dans l’impasse. Les décisions prises ne sont pas assez fortes pour avoir l’impact nécessaire.  C’est dans l’optique d’une application d’urgence que se prépare la géo-ingénierie. Les modifications climatiques aggravant la vie de certaines régions seraient mises en avant pour justifier les bienfaits d’un possible contrôle du climat, alors que nous n’avons aucun recul sur une entreprise de ce type. Plus qu’une révolution verte, dont on connait les conséquences sur les sols, ce serait une révolution des nuages à une échelle que nous, petits terriens,  ne pouvons contrôler. Clive Hamilton se questionne sur ceci en se demandant : « Ne sommes-nous pas entrain de jouer à Dieu, avec les risques que cela comporte ? »  S’il faut avoir une divinité, je préfère me brûler les yeux sous le soleil que de regarder « ces apprentis sorciers du climat » en prendre le contrôle.

Louis

  • Pour aller plus loin:

Livres

Les apprentis sorciers du climat, de Clive Hamilton   (dont je me suis grandement inspiré)

Articles

Bastamag, article reprenant les mêmes problématiques

http://www.bastamag.net/Geo-ingenierie-scientifiques

Médiapart, le GIEC ouvre la porte à la géo-ingénierie

http://blogs.mediapart.fr/blog/attac-france/011013/le-giec-ouvre-la-porte-la-geoingenierie

Vidéos

Explication donnant plus la parole au pro géo-ingénierie

http://www.youtube.com/watch?v=CcJ8Ix1_0R4